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Ainsi naît l’Auberge Le Galion à
la fin 1986. Tout de suite, l’étage est
équipé de sept chambres. Une huitième
est ajoutée au rez-de-chaussée. La terrasse
est aménagée. Les sanitaires, plomberie et électricité
sont refaits à neuf. Chaque chambre est équipée
d’une douche. Le bar reprend vie. Le Galion semble
bien parti sur ces flots bien tropicaux...

Erreur. Emile et Marie repartent en Europe début
1989 et laissent la barre du vaisseau encore trop fragile
à des gérances trop légères.
Le
Galion frôle le naufrage en 1995. Décision
est prise à ce moment de se remettre aux gouvernes.
Trois mois plus tard, début 1996, une location nouvelle,
l’Annexe Sud, permet de se doter de quatre chambres
supplémentaires.
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En 1998 les coupures
d’électricité dues à des problèmes
de sécheresse et de maintenance causent problème
à toute la population. Le Galion s’équipe
aussitôt d’un groupe électrogène
faisant du lieu la première entreprise familiale d’accueil
de la place capable d’assurer un service «normal»,
boissons fraîches, ventilation, climatisation pour les
personnes ayant des problèmes de santé, congélation
des stock périssables. Tout cela en maintenant un rythme
de travail très soutenu. Un rythme qui deviendra une
bonne habitude par la suite.
En 1999, une nouvelle location démarre en juin, constituant
l’Annexe
Nord. Cette bâtisse était depuis plus
de dix ans squattée par une foule d’inconnus.
Il faut tout y refaire, ouvertures, sanitaires, eau, électricité.
Le
projet permet de rajouter onze chambres au Galion. Le rez-de-chaussée
est ouvert au public fin 1999. L’étage début
juillet 2000. Cela permet d’exploiter à 100 %
la structure hébergement à un moment important
où s’ouvre le Sommet de l’OUA. La
présidence tournante de cette institution revenant
cette année là au Togo.
Un
e-mailing judicieux permet de remplir l’établissement
de la plupart des équipes de presse «françafricaine».
Depuis ce temps, Le Galion maintient le cap, le même
rythme de croisière.
[D’après
un récit d’Emile] |